Actualités de la Médiation


Prévention de la violence conjugale : le "violentomètre"

Vendredi, 9 Juillet, 2021

 Le "violentomètre" pour mieux reconnaître les signes de violence et de dégradation de la relation de couple.

À la demande du Conseil Régional d'Île-de-France, le Centre Hubertine Auclert a adapté cet outil de sensibilisation conçu fin 2018 par les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et Paris, l’association En Avant Toute(s) et la Mairie de Paris.
L'objectif : sensibiliser les jeunes femmes aux violences conjugales à travers un outil simple et utile pour "mesurer" si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences.

Source : brochure "violentomètre" sur le site du Centre Hubertine Auclert

 

Impact positif de la médiation sur la relation de couple

Jeudi, 10 Juin, 2021

Des chercheurs en sciences affectives de l'Université de Genève (UNIGE) ont évalué l'impact de la médiation sur la relation de couple, lorsque les partenaires sont confrontés à une situation conflictuelle. Cette étude, publiée dans la revue Cortex, mesure l’effet de la médiation tant sur le plan comportemental que sur le plan cérébral, grâce à de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). La médiation avec un tiers représente en effet l’une des voies possibles de résolution de conflit qui peut contribuer à réduire le stress lié au désaccord, à gérer les émotions négatives générées par le conflit (colère, frustration, peur), et enfin à renforcer les émotions positives dans les interactions interpersonnelles.

Dans le groupe test, le médiateur a joué son rôle activement, en cherchant à rendre le dialogue constructif entre les parties et en les aidant à trouver leurs propres solutions, sans donner son opinion. Tandis que dans le groupe contrôle, le médiateur, bien que présent, est resté passif.

Dans le groupe ayant bénéficié de la présence active d’un médiateur, « il y a eu une plus grande activation dans le noyau accumbens, une région clé du cerveau dans le circuit de la récompense, associée aux émotions positives ». L’étude montre également une corrélation inédite entre le neuronal et le comportemental. En effet, les partenaires chez qui l’activation du noyau accumbens était la plus forte sont ceux qui se sont montrés les plus satisfaits à l’issue du conflit. « En plus d’être plus aptes à résoudre le conflit en raison de leur intelligence émotionnelle, les couples aidés par un médiateur se montrent plus satisfaits du contenu et du déroulement de la discussion. Ils ont en outre moins de désaccords résiduels ».

Source : communiqué de presse de l'UNIGE